• Les armes parlantes de Normandie:


    Dans l’ancien art héraldique, il y a deux manières d’énoncer un blason:

     

    Le niveau symbolique où pour lire, il faut annoncer d’abord le champ (fond): Au XIème siècle, avant les croisades, il n’y avait que 4 couleurs:

    - Baille: "bleu" (devenu Azur après les croisades. En français la grande baille et/ou la grande bleue, c’est la mer),

    - Règne: "rouge" (devenu Gueule),

    - Verd: "vert" (qui symboliquement désigne l’homme, par le kelto-germanisk Wer/Wir (qui a donné les français : Vert galant, Virile et Virago, devenu Sinople, ville d’Orient vers le XIIème siècle) et,

    - Brun: (qui symboliquement désigne une fontaine/un puits, en norrois le puits d’Urd, c’est la Mémoire du Monde, Urd étant une re-transposition de Werd: "la Grande Déesse Mère des Dieux", devenu Sable: "brun/noir", du slavon Sobal: "zibeline" que par jeu de mot les saxons retranscrivent en So bald: "promptement").

    Puis les pièces honorables et les pièces qui éventuellement les chargent, enfin celles qui accompagnent, bien situées par rapport aux divisions idéales de l’écu (tiercé de face).

     

    Le deuxième, la clef secrète du blason est phonétique, et en françois: ancien français (langue internationale de l’époque). Sa règle, rappelée par François Rabelais est: "Qu’il faut deviser (parler) par seule peinture".

     

    Ces jeux de mots, sont appelés Langues des oiseaux, Gaye science ou Gai sçavoir au Moyen Age, du gaulois Gaiùs: "geai" et/ou Gai: "lance", de même lexis que le gotiska Gáheis: "vif/rapide". C’est un code du langage poétique du au clergé Bardique des Druides, proche si ce n’est le même, du Berla Féné: "jargon des Finn (Bardes d’Irlande)", à l’origine du françois Belluer: "éblouir" et avoir la berlue, d’où provient le Trobar Cluj: "clé trouvée" des Troubadours (de l’occitan Trobador: "trouveur") et Trouvères. Jarg: "bavardage" en norrois, donna Jargon: "cri de l’oie" et langage de ceux qui trouvèrent, dit également Kabbale des hermétistes et/ou Cabale chrétienne, de Gabala: "invasion/conquête" en teangorlach (ancien irlandais), emprunté via le gallo-occitan Gabalaccos: "domaine des conquêtes/javelot/javeline" et Gabella: "tas" (le terme fut transposé par le juif occitan Salomon Ibn Gabirol au XIIème siècle, pour créer de toute pièce et par substitution la Kabbale judaïque, de Gabbalah: "tradition" par l'approximatif hébreu Kabel: "prendre").

     

    Exemple normand de langue des oiseaux:

     

    Robert Wace, employant la langue des oiseaux écrivit dans la Geste des Brut: "Mercure qui en autre langage est appelé Wotan" (message crypté qui se traduit littéralement: « Mercure qui en notre langage est appelé Wotan », voulant signifier par là que le norrois, malgré les interdits de l’église, était encore employé à son époque par les descendants des Vikings).

     

    Les armes, blason de la Duché Normande sont, selon l’Art Héraldique: "De Gueules à trois lions léopardés d’or, tiercé de face en chef, milieu et base passant dextre" (description complète de l’écu, plus simplement: "De Gueule à 3 léopards d’Or, passant l’un sur l’autre); elles se retrouvent dans les armes de l’Angleterre et des Iles Anglo-Normandes. Trois lions, meublent également les armes de Richard Iier Plantagenêt (surnommé "Richard Cœur de lion" 10 ans après sa mort). Elles parlent: de la conquête de l’Angleterre, par Guillaume le Conquérant duc de Normandie et Roi d’Angleterre.

     

    Devise héraldique du blason avec 3 lions:

     

    - "De règne et trois lions d’or".

     

    François: "Deux règnes étroits lions d’ores".

     

    Français: "Deux royaumes lions dorénavant étroitement".

     

     

    Devise héraldique du blason avec 3 léopards:

     

    - "De règne et trois léopards d’or".

     

    François: "Deux règnes étroits lions parts d’ores".

     

    Français: "Deux royaumes séparés lions dorénavant étroitement".

     

     

    Les 2 royaumes, dans le sens de gouvernements, sont: la Normandie souveraine et suzeraine (qui n'a jamais été un fief de France) et l'Angleterre. Ce pourrait être une phrase de Willelm Þé Konkéror: "Guillaume le Conquérant" (peut être à titre posthume, comme la majeure partie des phrases dites "historiques"), vainqueur à Hasting en 1066.

     

    Trois, chiffre divin par excellence, est le principe de la Déesse trine (Mère, Fils, Amant), et de la trinité óðinnique, la trinité divine chrétienne sera calquée sur cette dernière (Père, Fils, Saint Esprit). Tridi: "troisième", est un des HĒtiR: "surnoms" d'Óðinn, avant même la christianisation. Il y a 3 Nornes: Déesses de la destinée (un reliquat de la Grande Déesse), et plusieurs triades sacrées: Óðinn, Þór, Freja etc…, en magie runique on tire les runes par trois, il y a 3 ættir: groupes de huit lettres dans le fuþark, la société indo-germanisk était tripartite (jusqu'à l'époque dite féodale [terme qui vient de la première & de la dernière rune du fuþark], ce système perdurera).


     

    PS

     

    Ce blog étant très mal référencé par Google, je vous invite, si vous n’accédez qu’à cette page, et que vous êtes intéressé par d’autres articles ; à cliquer le titre des chapitres suivant: 

     

    · Poèmes en langue normande:

     

    · Parlez-vous Cauchois? 

     

    · Forum Normand..., un blog sectaire! 

     

    · la langue normande: 

     

    · Les Vikings en Normandie (petit précis d'histoire): 

     

    · Parenté entre l'étrusque et le vieux norrois: 

     

    · Pourquoi ressusciter la langue normande? 

     

    · Sur Wikipédia, l’encyclopédie du moindre, et les "Crétins utiles" qui l'administrent... 

     

    · Insultes et vocabulaire ordurier Normand ! 

     

    · Les armes parlantes de Normandie: 

     

    ·  Carte de Bogdan corrigée 

     

    · Forum Babel, Forum Babil, Faux ROM poubelle: 

     

    · Ma Normandie 

     

    · MĒnn NormannĒ 

     


    2 commentaires
  •  

    Carte de Bogdan corrigée

    Vous trouverez l'ancienne carte (sous copyright, sic & lol) en allant ci-dessous (sur le site en israélien, où le correcteur est trop bête et trop obtus pour réaliser sa bévue, puisqu'il m'en a interdit l'accès):

     

    http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/a/a3/Vikings-Voyages-he.png 

     

     

    De l'esprit chevaleresque de Wikipédia, il y a loin de la coupe aux lèvres..., puisque des censeurs-correcteurs Wikicrétins, ont gardé ma carte corrigée, mais enlevé "Corrected by O-H de Warenghien 2009", tout en y laissant le nom de l'administrateur Bogdan qui avait fait l'erreur historico-géographique sur la Normandie & déposé la carte en copyright (sic, et toujours exploitée parceque déposée?). Bravo Wikipédia France pour le fair-play!

     

    Où et quand s'arrêtera le déni de la Normandie par les "pseudos historiens" révisionnistes ou des soi-disant rédacteurs d'une Encyclopédie libre (truffée d'erreurs, pour exemple, allez voir la Normandie de 911, sur :

     

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Atelier_graphique/Cartes/Archives/f%C3%A9vrier_2008 et sur :

     

    Les 10 pages suivantes de Wikipédia l'encyclopédie du moindre, utilisent ce fichier erroné :

     

     

    Les autres wikis crétins suivants utilisent cette image tronquée :

     

     

    et sur :

     

    http://www.ombres-et-lumieres-du-moyen-age.net/pages/l-an-mil/l-an-mil.html

     

    Carte fausse que l'on rencontre chez divers "conférenciers"…) ? Les comiques de Wikipédia n'en ont pas fini de sévir…, malgré la correction de la carte, que je leur ai pourtant envoyé. Combien de temps la capacité de nuisance de Wikipédia et des wikicrétins, va-t-elle perdurer ?

     


    3 commentaires
  • Forum Babel, Forum Babil, Faux ROM poubelle:

    Forum Babel, qui devrait s’intituler Forum Babil, n’a en fait de forum que le nom. On n’y discute pas, il s’y impose un point de vue égocentriste, de façon unidirectionnelle centralisé sur des origines supposées gréco-latines de tous les mots qu’on y entrent, où l’on fait passer du « bas-latin » d’origine celtique et pré-celtique pour du latin, comme si les Gaulois n’avaient jamais employé d’autre langue. Le site ayant tout du bourrage de crâne, diktat et de la censure inquisitoriale. Quand vous n’êtes pas d’accord avec l’orientation d’un sujet, que vous le dites ; on vous supprime du compte, sans autre forme de procès. Bravo la démocratie, c’est la preuve que le Principe de Peter, s’érige aussi au niveau d’un blog de discussion lamentable, qui dérive en soliloquence lénifiante d’animateur de bas étage à tout faire.
    Ce « Blogg » en cercle fermé et petit comité, ou l’on éjacule après onanisme pseudo-intellectuel, s’avère en fait être un paravent de Wikipédia France, peut-être sont-ce les mêmes « animateurs » ethnocides, qui sous d’autres intitulés, se commettent et perpétuent leur génocide linguistique sur les deux serveurs, « Quand le ridicule ne tue pas, on l’appel Wikipédia ». Les pseudos des « animateurs » du site, naviguez sur les différentes plages et vous vous apercevrez vite que ceux-ci sont les mêmes partout, qui démontent les avis des rares intervenants, essayant à toute force de « latiniser » tous les mots et racines de la langues française. A quel jeu jouent-ils, qui vise à rabaisser dans une fange lat(r)iniste, les termes celtes, nordiques et germaniques de notre langue, ayant échappés par miracle à la latinisation obsessionnelle du français, par des grammairiens imbéciles, aussi impotents qu’omnipotents, latinisée à outrance depuis le XVIème siècle. Allez voir à Baragouiner et à Bran sur Faux ROM Poubelle...

    Préambule :
    Andreu de Costances/André de Coutances : Clerc, trouvère nationaliste Normand né fin XII ème s., mort début XIIIème s., écrivit Li Romanz des Franceis (1203), violente satire antifrançaise en vers octosyllabiques & quatrains monorimes, dont voici un extrait :
    "Engleis fierement asallirent,
    Franceis merdement defendirent ;
    Au premier assaut se rendirent,
    Et hontosement s'en partirent."

    Et, comme il est annoté par Louis Dubois dans : Vaux-de-Vire, suivis d'un choix d'anciens vaux-de-vire et d'anciennes chansons normandes tirés des manuscrits et des imprimés, édition P. L. Jacob, chez Adolphe Delahays, Libraire-Éditeur à Paris, 1858, pour le vau-de-Vire XXIII d'Olivier Basselin : A cette époque, les Normands ne se regardaient pas encore comme Français, quoique depuis Philippe-Auguste le Normandie eût été réunie à la couronne de France, et plus loin pour le vau-de-Vire II de Jean Le Houx : En Normandie, on ne regardait pas encore cette province comme faisant partie du royaume.

    L’histoire nous dit pourtant, que la Normandie était française, que les Anglais étaient considérés par les Normands, comme des envahisseurs, et « cerise sur le gâteau », que les Normands accueillirent les Français en libérateurs. N’y aurait-t-il pas eu, quelques historiens révisionnistes, pour réécrire l’histoire normande en faveur de la France (comme Blondel) ? De même on nous dit que le norrois disparu de la Normandie au XIème siècle, sauf à Bayeux, or si l’on regarde les cartes du peuplement scandinave en Normandie, les zones hachurées sont principalement au Pays de Caux et au Cotentin, alors qu’à Bayeux de peuplement fut diffus. Donc s’il faut en croire l’histoire officielle, le norrois disparu là où les descendants des Vikings étaient majoritaires, alors qu’il se maintient dans une zone où ils étaient minoritaires, n’y aurait-il pas là un anachronisme ?

    Autre bourrage de crâne :
    On nous dit que le Normand est une langue faisant partie de la langue d’Oïl…

    Procurez vous le Dictionnaire du Patois Normand, D’Edelestrand et A. Duméril (1849). Lisez bien l’introduction, on vous apprend (contrairement à ce que nous enseigne l’histoire de France), que la plus grande partie de la Normandie antérieure aux Vikings, était peuplée de Saxons, que du IIème siècle au IXème siècle, la proto Normandie (avant l’arrivée des Vikings), dont le pays dit : Campagne d'Alençon, entre Alençon & Caen était appelé par les clercs Otlingua saxonia: "saxe non fiscalisée", que Saxia était le nom de Sées au IXème siècle, d'abord nommée Saxonia.
    Ensuite lisez le dictionnaire, vous y verrez que la majorité des racines y sont données comme norroise, saxonnes, bretonnes et gauloises. Voilà qui relativise le côté oilitan de la langue normande.

    L’histoire de France nous parle de la Neustrie, le terme vient :

    De Neu-West-reich: "nouveau royaume d'West" en francique, Nieuw-Westers-rijk en hollandais, Neuwstrich par métaphonie, rendu par Neustrie en roman francilien, conquise par les Alamans, Alains, Angles, Frisons et Saxons qui poussèrent jusque dans l'hinterland, en lieu et place du Neuwstrich Frank. Or, savez-vous que selon l’historien Français Nagorel (XVIIIème siècle) ; les Saxons eurent avant l'arrivée des Normands, le privilège d'y avoir eux aussi leurs propres Ducs dont : Aubert de 751 à 770, son fils Richard de 770 à 828 (le Saxon Robert surnommé "le Diable", autre fils d'Aubert, fut confondu à dessin par les Français, avec le Duc Viking Robert le Magnifique), et son neveu Ernëz de 828 à 830 (assassiné par le Duc mérovingien du Razès Guillem de Gellone dit "au court nez", fils de Theodoric, qui fit couronner Roi de France Louis le Pieux dit "le débonnaire" en 813, fils de Karl Magnus, l'histoire des Ducs saxons circulait déjà en Normandie avant 1480).

    Si vous habitez près de Rouen, connaissez-vous :

    Le Mont Thüringen: "anneau de Þor/Thor" en saxon, à la sortie Sud-Est de Rouen, Thuringe en francisation (dont le point culminant est Bonsecours), est dénommé ainsi depuis le VIIème siècle.
    Savez-vous que les Saxons ont laissé beaucoup de traces au Pays de Caux ? Près de Fécamp & Dieppe, il y a Sasseville: "village saxon", Saussedale: "val saxon", Sassetot: "domaine saxon" (Sassetot-le-malgardé et Sassetot-le-mauconduit) et Saussezemare-en-Caux, qui sont une francisation du norrois Saksi: "saxon". Vous me direz, puisqu’on nous l’a suriné depuis des lustres, que Ville employé presque exclusivement dans de nombreux ethnonymes Normands (Neustrie) et Lorrains (Lotharingie), zones occupées par les Franks, donc des germains, est un mot latin. Comme disait l’écrivain Bourguignon Henri Vincenot : « J’en ai prou de vos Grecs et de vos Romains ! A vous entendre, on ne peut pas faire un pet, qui n’ait été déjà pété deux fois par eux ! ». Ce mot se retrouve dans l’islandais (qui n’a pas emprunté au latin), Úíll: "foyer/village" (mot norrois, qui donna Vil: "faveur/désir" & Vilja: "vouloir/désirer" en íslenska, deutsch Weiler, en France beaucoup de résidences secondaires s'appelles "mon désir"…, à l’évidence nombreux furent les Franks à avoir la même obsession).  Or du IIème  siècle au  Xème, soit sur 800 ans, le saxon fut la langue des  habitants de la Neustrie proto-normande, et pas le latin ni le roman. Rajoutez 300 ans de langue norroise, et nous arrivont à  11 siècles de langues saxonnes, plus que d'emploi de la pseudo langue d'Oïl supposément employée en Normandie occupée par la France.Forum Babel, Forum Babil, Faux ROM poubelle:

    Ensuite, le Neuwstrich indépendant échut provisoirement 15 ans au Comté de Paris de 830 à 845, sous le nom francilien de Neustrie. Déjà en 820 les Vikings fréquentent la (future) Normandie, ils s'y installent définitivement en 856, jusqu'à la conquête Viking de 887, entérinée par le traité de Saint-Clair-sur-Epte le 20 juillet 911. Ce qui prouve qu’avant d’être conquise par les Vikings (les Français disent pieusement ou hypocritement "cédée", refusant d’avoir été battus par les Vikings), les terres qui deviendrons normandes, n’étaient donc pas française, elles étaient en garde par ces derniers depuis seulement 15 ans. Les historiens révisionnistes à la solde de l’état français, se chargeront de gommer ce particularisme (pas de régionalisme, disent les esprits étriqués, dans une France centralisatrice).

    Sur Forum Babel, que je croyais sérieux, j’ai déposé MĒnn NormannĒ. Mal m’en a pris, au lieu d’étudier le sujet, on attaque et critique bassement le Bonhomme, et comme preuve d’incapacité à défaut de sérieux, on évite de répondre peut-être par manque de connaissances, à mes questions pourtant fondées, concernant 4 phrases normandes francisées, contenant un fort substrat norrois et 2 ou 3 colles.

    L’animateur dit : "Comment se fait-il qu’on ne voit aucune trace de cette langue dans aucun livre du XIXème siècle en ligne sur internet ?" Excusez du peu, concernant ma prochaine remarque, mais je trouve celle-ci anti-linguistique et bien peu éthique.
    Il y a des questions qui ne se posent pas Xavier de Massilia (pseudo de l'animateur), à moins de vouloir passer irrémédiablement pour un Minus Habens ! Mais à question simpliste, réponse sensée : « Parce qu’ils (mes ancêtres), n’en voyaient pas l’intérêt…! Si vous étiez au fait des mœurs de la campagne normande, vous sauriez que les paysans avaient deux manières de parler : L’une en publique ; l’autre en privé, et il n’est jamais venu à l’idée à mon Grand-père (ou à d’autres ancêtres de ma famille), de se faire éditer au sujet d’une langue privée, sujet qui à ses (leurs) yeux, ne regardait pas les autres. Idée bizarre, qui n’aurait pu germer que dans l’esprit d’un citadin désœuvré ; les campagnards sachant rester simples, et les paysans trop occupé à leurs taches pour de telles futilités. Il est donc des questions qui ne se posent pas, à moins de vouloir passer pour un benêt.

    C’est vrai je ne le cache pas, que je suis dyslexique, et il me faut sans cesse me relire, avant d’écrire (ce qui en l’occurrence devrait être un gage de mon rigorisme). Et pourtant il m’arrive de me tromper, notamment, quand j’ai voulu répondre trop rapidement au « gérant » du site, je me suis mélangé les « pinceaux » dans mes copiés collés…

    C’est comme cela que j’ai attribué au linguiste allemand Diez, une demi-phrase allemande et le livre du linguiste M. Diefenbach, dans Ueber die romanischen Schrifsprachen: "Grammaire des langues romanes", p. 44, dont voici la phrase entière: "Die Normaenner tauschten schnell ihre Sprache für die romanische aus, und zwar mit einer gewissen Liebhaberei an diesem Tausche so dass letzere Sprache nur unbedeutende Veranderung durch sie litt." (en réduction: Les normands adoptèrent vite le roman…), ce que les « experts » de Babel n’ont pas relevés (sauf un, concernant la traduction, mais pas le titre ni l’auteur, on a ses limites…), alors que j’avais voulu dire le contraire, et que Diez postulait : des "dialectes parlés des romains" et non le latin classique comme "langues-mères" des langues romanes, sans exclure l'influence des adstrats (grec, germanique), & substrats (étrusque, ibère, celtique…) du fait des documents disponibles (conscient des lacunes en documents historiques et dialectologiques) ; et revendiquait l'influence de Raynouard ; sa grammaire étant conçue sur le modèle des langues germaniques de Grimm (1819).

    Mais à toutes critiques, malheur est bon. N’étant pas linguiste à la base, je n’avais pas pensé à employer l’alphabet international, pour la prononciation du normand. Si bien que, mon dictionnaire-encyclopédique (que j’ai débuté vers l’âge de 8/9 ans, j’ai maintenant 55 ans), et qui était presque terminé, doit être complété par cet alphabet. Je m’y applique donc.

    Prononciation, par l'alphabet international:

    [mεjn nɔχmanεj]

    [kãk aː spaχãs aχliːv toli]
    [ε kε lywi as noː ka∫ lãŋχ]
    [wεχ pbølin "imint siεχstεıði]
    [kε ː’id suna mεj suεv χaːplikχ]
    [kãk naː?’tyχin χεːtaː gχwεnεj]
    [itu axũdin χεːt χēdyiː]
    [amēk lyː∫iŋ mεjn nɔχmanεj]
    [sy bεχkaj ki θiː dagyχ miεχ doni]

    [waːdεk lyː plεın as "eεlveεtia]
    [az ∫aːlia ε siːaː dƷøkutlyχ]
    [waːdεk "imint das iːtalia]
    [fεnεiːiːaχ itu skipεıχɔχ]
    [iːn siεχkvεχ εıtlãnd saːlyεj]
    [εk εjk katliː kε beεχnik dvøl]
    [χεːt mεj biaː εn mεjn nɔχmanεj]
    [sy bεχkaj ki miεχ doni θiː dagyχ]

    [εjn aldri εn θiː "εjtε χεːtεn]
    [uiːu siεχkv χavagεj veεχd ∫ε]
    [εjn aldyχ az safnεj saːlin]
    [aː sy søχv tu as χaːmãbχε]
    [seεgaχ mεjn fyːlgi bεn katlεj]
    [deεkuntε du løːn siːaː kãntyχ]
    [faχεk lyː∫iŋ mεjn nɔχmanεj]
    [sy bεχkaj ki miεχ doni θiː dagyχ]


    Il y a une petite différence me direz vous, effectivement j’ai commis quelques fautes de normand (encore ma dyslexie, "Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage ; Polissez-le sans cesse, et le repolissez." [Disait pourtant Boileau, dans : - l’Art poétique]), preuve flagrante que je manque de pratique…. En recherchant la prononciation, via l’alphabet international, je me suis apperçu que j’avais mélangé le mot franco-dialectal Hérondille, avec le normand Rúndinn: "l’hirondelle", oublié la majuscule à Sunna: "Soleil", mis un r (presque pluriel) au lieu du deuxième l au mot Dvöll: "séjour/halte", un e à la place du deuxième a de Rámanbra (ce qui ne change pas le son), et mis une majuscule à Lön: "amour" comme si c’était la Lune (quoique ce ne soit pas une vraie faute, vu que le normand lune est à l’origine du mot normand amour).

    Pour répondre à vos autres questions. J’ai appris le breton vers l’âge de 10 ans à Portspoder, auprès d’un cousin par alliance de ma mère (Goulvin Perez, dont les parents ne parlaient pas français, et seul avec les cours de Roparz Hemon), mon grand-père paternel parlait allemand (langue que du côté de sa famille on cultivait depuis toujours), mais a cause des aléas de la guerre (14/18 & 39/45), ce dernier n’a pas jugé utile de l’apprendre à son fils (mon père), si bien que je l’ai appris, seul et que j’ai essayé de m’améliorer en prenant des cours privés et en faisant des séjours en Allemagne). Quand à l’anglais, j’ai un parcours scolaire et privé (j’ai été missionnaire mormon, avec des Américains, Anglais et Australiens, il y a une trentaine d’année), et je suis allé à la Sorbonne, pour approfondir mes connaissances en norrois littéraire, alors que mon norrois n’était que dialectal, auprès de Régis Boyer et de Ainars Johnson (je ne suis pas sûr de l’orthographe exacte de son nom). J’écris aussi les runes de l’ancien Futhark depuis l’âge de 7 ans et ma fille qui en a 8 les maîtrises. Je connais aussi l’alphabet grec et hébraïque (j’ai pris des cours d’institutions du judaïsme, auprès du centre national de télé-enseignement). J’écrivais l’alphabet oghamique, l’alphabet druidique, et lisait les textes en alphabet vieux slave (par André Vaillant de l’institut d’études slaves ; lire ne veux pas toujours dire comprendre, j’ai de bonnes bases, mais je ne suis pas hébraïsant ni slavisant). Voilà…, mais je vous avouerais que sans pratique on se rouille, et puis l’on théorise. Pour l’un ou l’autre, il me faut à chaque fois une petite période d’adaptation (dyslexie oblige, sinon je mélange et/ou confond).

    Pour ce qui est de la survivance du norrois chez d’autres locuteurs, je vous ai mentionné Maurice Erwin Guignard, dont les ancêtres, écrivait-il, transmirent dans sa famille, cette langue certes corrompue, jusqu’à nos jours. Mais disait-il, la plupart des rares locuteurs disparurent à cause de l’école ethnocide de Jules Ferry, et surtout lors de la guerre 14/18, ceux des Normands n’ayant pas été tués, mais fait prisonniers ayant préféré rester en Allemagne après guerre, et y faire souche. Mon Grand-père eut la malchance de faire toute la guerre dans les tranchées, après ses 3 ans de conscriptions, mais il eut la chance d’en revenir intact (hormis des séquelles de gazage), puis fit 2 ans d’occupation dans la Ruhr. Ayant déjà une femme et des jumelles, il revint dans son pays : la Normandie (car mon Grand-père ne s’est jamais dit Français, mais avec fierté Normand), on l’appelait "Maître Dieulle", il avait 4 chevaux, et certains le surnommaient "l’Anglais". La pluparts des Normands norrois se rencontraient dans des Frairies (associations/confréries), des norrois Frændi & Friedring: "amis du cercle/anneau", certaines sont connues comme les Charitons, du norrois Kerrustöng: "timon" (pièce longitudinale de la charpente du navire), influencé par l'orthographe de Karl: "homme libre", les confréries normandes sont directement issues des gildes de marchands et/ou fraternités nordiques.

    Le terme Arson, des norrois Ár: "rame" (parfois en jeu de mot avec le ruskr (dialecte norrois de Normandie) Arsa: "brûlé" & Sonr: "fils", littéralement: "frère[s] de rame" sobriquet de Fræré, ici écrit en normand), en provient. Comme preuve de la pérennité d'emploi du norrois jusque fin XVIII, début XIXème siècle en Normandie Orientale, il y a un graffiti "ARSONU" écrit ou plutôt gravé en ruskall dialectal (cauchois dialectal, qui élude le r final, voir la photo à l’entête), sur un mur d'une église du Pays de Caux, où se retrouvent également gravés de nombreux bateaux (de style Knör), Arson et Brûlé (sa traduction), sont des noms des deux côtés de ma famille (maternelle et paternelle), issus du sobriquet que l’on donnait aux Halwinn/Halouines, "Prêtresses/Sourcières" Normandes, toucheuses, guérisseuses et rabdomantiennes, prises pour des sorcières (de même origine que le mot Halloween). Vous comprendrez que je garde encore le nom de ce lieu secret, pour éviter toutes détériorations par des personnes mal intentionnées envers nos racines norroises. Vous en apprendrez plus à la sortie de mon dictionnaire-encyclopédique, alors je pourrais même faire visiter ce lieu, à ceux qui me le demanderons.


    Comment expliquez votre humour à deux balles, et votre défaut évident de lecture concernant Christophe Colomb, ainsi que ces élucubrations simplistes qui se veulent ironiques, sur Jeanne d’Arc et Napoléon, sachant que : La moquerie est la fiente de l’esprit critique ! Et je préfère en oublier le côté méprisable, en soulignant le manque évident d’éthique, et de déontologie d’un animateur, pas si impartial que cela.

    « C’est une sotte présomption, d’aller dédaignant et condamnant pour faux ce qui ne nous semble pas vraisemblable ». Disait Montaigne.

    Quant à Jef, au pseudo issu d’une chanson de Brel, et que ce genre de discours exaspère : Essayez le Tranxene. Pourquoi n’aurai-je pas le droit de reprendre à mon compte et pour la langue de mes ancêtres ? Ce que des Cornouaillais des îles britanniques, ont fait pour le cornique éteint au XVIIIème siècle, et réapprit au début du XXème siècle. L’un, le professeur Jenkin, publie une fois par mois un magazine, "Delyow derow" avec des articles rédigés dans une forme qui prend pour base le Moyen Age, avec une orthographe unifiée. L’autre ayant une nouvelle graphie, par Ken George, qui se fonde sur la prononciation restituée du XV et XVIème siècles (les termes manquant, étant "copiés" sur le Gallois). Tandis qu’une troisième graphie, très anglicisée, est établie à partir de la dernière forme parlée au XVIIIème siècle (in - L’Aventure des langues en Occident, de Henriette Walter). A croire que les Britanniques ont le monopole de l’esprit ouvert, et peuvent être bien moins "exaspérés" et "coincés" que certains Français cartésiens sclérosants, qui osent se prétendre Normands.

    Quant à Yves à l’esprit étroit et aux idées étriquées, relisez mon blog et remettez vous en mémoire cet axiome de Voltaire (pas le chanteur), qui disait:
    "Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrais toujours pour que vous puissiez vous exprimer!".

    Sur les réponses il n’y a que Mameluk qui ait un argument constructif.

    Et Benoît qui constate à bon escient, qu’il n’y a pas d’expert en scandinave sur ce blog (Mais alors : De quoi parlent les autres… ?).

    Rej… ? Traduit correctement, même s’il ou elle ne remarque pas l’erreur ou plutôt mon pataquès (car j’ai voulu répondre trop vite), sur le nom du livre et de son auteur (excusez-moi de n’avoir pas rédigé cette phrase en gros caractères, mais je ne sais pas écrire à l’esbroufe).

    Et enfin Jef… ? Qui parle d’échange précédent (ah bon, première nouvelle ! Où ça ?), et qui philosophe sur le régionalisme exacerbé aussi puant que tous les nationalismes, se défendant d’ailleurs de même manière… En le lisant, j’ai eu l’impression d’entendre les mêmes antiennes éculés et sans imaginations, que les Anglais disaient aux Irlandais, au sujet de leurs 700 ans d’occupation et de leur désir d’indépendance. Changez d’air ou taisez-vous par pitié ! Les états colonisateurs et les ennemis de la démocratie, éructent toujours le même refrain. Vous devez avoir l’âge de Baltus au pire, ou de Churchill au mieux, pour parler comme ça !

    Et au dernières nouvelles ?

    Personne n’a été capable de donner des réponses à mes quelques malheureuses questions, ayant trait au parler de la Normandie !

    Pour démolir, là ça cause…, mais rien de constructif !

    Vous souvenez-vous au moins, de ce que fut le devenir de Babel ?

    A propos d’Horace : Non Glossophile, je ne dénigre pas les "Humanités", je décrie l’usage forcené et l’emploi à tout crin du tout latin/grec, par ceux là même qui n’ont aucunes autres références linguistiques, tout cela parce qu’ils ignore les langues celtiques et nordiques, ce sont des "crétins utiles" mais à l’esprit étriqué et limités dans leurs savoirs. Je me suis servit des Contemplations comme d’une Bible poétique non sacrée, y retirant hors contexte, comme on le fait souvent d’un livre "saint", le passage qui m’interpellait. Ça ne prend pas la tête à Papineau pour avoir une opinion, et voici la mienne.

    Comme vous le savez, l’histoire est réécrite par les vainqueurs, et c’est une erreur au mieux et un mensonge au pire, de prétendre que la France était souveraine de la Normandie. Selon nombre d’historiens honnêtes, dont Philippe Maurice, auteur de Guillaume le Conquérant. La Normandie ne fut pas à sa création, un duché comme les autres. Car Rollon ne reçu le fief normand que comme « donation » pour laquelle il n’y avait donc pas d’hommage lige à rendre. Un diplôme de 918 confirme d’ailleurs cette assertion. Et en 945, Louis VI d’Outremer, reconnaît de même que tous les pairs du royaume de France, ayant prêté serment sur les reliques, de ne plus remettre en question l'indépendance de la duché normande, reconnaissant n'avoir aucun lien de vassalité entre son Royaume & le Duché de Normandie (le reste n’est qu’interprétation fallacieuses, de francophile et normandophobe).
    - Guerre à la rhétorique et paix à la syntaxe ! (disait le "Pauvre" Victor Hugo)

    Et pour souligner ma digression précédente sur le latin et le grec de Victor Hugo, voici ce qu’il écrivit : "Le prétendu dictionnaire historique de la langue que fait en ce moment l'Académie est le chef-d'œuvre de la puérilité sénile." (Aurai-je encore sorti une phrase de son contexte ?).

    L'instituteur lucide et grave, magistrat
    Du progrès, médecin de l'ignorance, et prêtre
    De l'idée; et dans l'ombre on verra disparaître
    L'éternel écolier et l'éternel pédant.
    L'aube vient en chantant, et non pas en grondant.
    Nos fils riront de nous dans cette blanche sphère;
    Ils se demanderont ce que nous pouvions faire
    Enseigner au moineau par le hibou hagard.
    Alors, le jeune esprit et le jeune regard
    Se lèveront avec une clarté sereine
    Vers la science auguste, aimable et souveraine;
    Alors, plus de grimoire obscur, fade, étouffant;
    Le maître, doux apôtre incliné sur l'enfant,
    Fera, lui versant Dieu, l'azur et l'harmonie,
    Boire la petite âme à la coupe infinie.
    Alors, tout sera vrai, lois, dogmes, droits, devoirs.
    Tu laisseras passer dans tes jambages noirs
    Une pure lueur, de jour en jour moins sombre,
    O nature, alphabet des grandes lettres d'ombre!
    (V. Hugo)

    A propos du Vexin :
    Partie de la Neustrie conquise de haute main par les Vikings, de 841 à 911. Celui dit "Normand", commençant à l'Andelle, seulement séparé par l'Epte, se vit rattacher celui dit "français" (par ces derniers, car il était toujours considéré comme étant du diocèse de Rouen) en 1031, car donné à Robert Iier le Magnifique, par le roi de France Henri I, pour l'avoir aidé à mater ses féodaux entrés en dissidence, plus tard Robert II et Dogon Comte du Vexin, son proche & féal vassal, furent empoisonnés, sous instigation du roi félon Henri I, en l'année 1035 (auparavant, selon la coutume Franque, l'oriflamme rouge à 3 lys des Comtes du Vexin avait la particularité de précéder celle du roi de France lors des combats, ce même étendard fut emprunté ou plutôt spolié par la France, qui le copia honteusement), les rois de France parjures, usurpèrent la Normandie de sa partie Orientale, frauduleusement appelé "Vexin français" car étant Normand de fait, la partie de Gournay à Forges-les-Eaux, auquel on appliqua le suffixe –en-Bray, fut rattachée au Pays de Bray). Et donc, le Vexin (français), n’est pas tombé dans "l’escarcelle" du roi de France lors du traité de Saint-Clair-sur-Epte, puisqu’il y était déjà depuis 15 ans… !!! Quand à Vétheuil, elle fait partie de l’Oise Normande, portion de terre retirée à la Normandie, lors de la création des départements.

    Je parlais plus haut, et à juste titre de crétin latiniste (le plus risible est qu’ils veulent aussi se gausser de la prétendue erreur des autres, alors qu’ils baignent dans leur incurie) ! Si Chariton venait de Caritas, le mot serait connu en tant que Charité (puisqu’en français, on fait provenir ce mot de caritas), méfiez vous de ce qu’en linguistique on nomme les "faux amis". S’il se dit Chariton c’est qu’il vient effectivement de Kerrustöng (La linguistique, ce n’est pas avoir un aperçu réduit sur une unique langue, le latin en l’occurrence. C’est avoir une connaissance exhaustive au possible, de plusieurs familles de langues éventuelles. A moins de vouloir rester avec la vue courte et les idées étriquées.). Avec votre "Je n'avais pas vu celle-là :" , je vous vois venir, - L’odieux est la parole de sortie du ridicule, disait V. Hugo, qui rajoutait : Sonnez, sonnez toujours, clairons de la pensée.

    Selon Guillaume de Jumièges, la Bretagne fut cédée à la Normandie par le français carolingien Charles III le Gros, ainsi que le Nantais par Eudes (comte de Paris), frère de Robert Iier (lui-même fils du capétien Robert le fort), Hugues Iier Capet l'usurpateur (fils d'Hugues le Grand, éleveur & marchand de bêtes d'abattoir) le leur confirme "royalement", lui qui n'avait aucun droit à la couronne de France, ni sur ces terres neustriennes (échues provisoirement au Comté de Paris de 830 à 845), car il intrigua pour obtenir son titre de roi auprès d'Adalbéron évêque de Reims & Laon, contre Charles de Lorraine oncle et héritier légitime du feu carolingien Louis V. La future Normandie était quasiment déserte à l'arrivée des Vikings, suite à la gestion désastreuse des empereurs romains chrétiens dégénérés & de leurs héritiers putatifs les Evêques sectaires & licencieux de Rome (Et je le souligne à votre intention : "quasiment déserte", ça ne veut pas dire peuplée, mais largement dépeuplée, ça aussi c’est du français !).

    Pour répondre à Horatius, sachez que Maurice Guignard a été traducteur pour le service de renseignement britannique, pendant la guerre (il avait un commerce à Chartres, et une demeure familiale de sa femme née Frisch à Puttelange en Moselle, annexée au 3ème Reich). Et que contrairement à Mitterrand, il n’a pas été décoré de la Francisque. Il fut élu démocratiquement député poujadiste d’Eure-et-Loir. Et si en 1998, Mr Guignard fut décoré de l’Ordre du Mérite de Berlin, ce le fut pour les Sciences et les Arts (et non pour racisme supposé, par un quelconque écrivassier mauvaises langues en mal de papier. Après tout il se dit la même chose sur De Gaulle…, et de Rocard… sur le Web).

    Quant au Dictionnaire normand (des "frères" Duméril), je vous engage à le lire plus attentivement. Il en apprend beaucoup sur la : Proto Normandie Saxonne, et si vous retirez les doublons ou désinence et autres mots de même familles ayant une origine commune, les racines saxonnes, celtes et norroises des mots normands sont effectivement majoritaires.

    Pour Benoit, au sujet de la survivance du norrois en Normandie : Cela est peut-être dû au fait que les Dieulle (qui se prononce [diœl] et non [diølə] et n’a rien à voir avec Dieu, le jeu de mot facile l’est moins quand on sait prononcer, demain Jiice moi aussi de mi mettre…, en moins ridicule !), patronyme qui vient du vieux suédois Diöll: "portion de terre labourable/sillon" ; sont originaire d’Ecalles-Alix. Portion du Royaume d’Yvetot, créé par le Jarl Ivar qui s'installa à demeure après le raid d'Asgeir, qui pilla et incendia Rouen (le jeudi 12 Mars 841), Jumièges (2 jours plus tard). Ivar créa le Royaume d'Yvetot la même année, 22 ans avant que le Viking Hasting ne devienne Comte de Chartres (863) et 46 ans avant l'arrivée de Hrolfr Ganger/Rolf le marcheur en Neustrie (887). Il se compose de 4 paroisses: Yvetot, Sainte-Marie-des-champs, Saint-Clair-sur-le-Mont et Ecalles-Alix (pour une moitié selon certains mal informés). Le royaume resta autonome 650 ans, jusqu'en 1491 (où la Normandie est "réunie" à la France en 1450). Les prérogatives afférentes à Yvetot durèrent fort longtemps et ne furent vraiment abolies que par la révolution Française (entre temps s'élabora une fausse légende franco-chrétienne, faisant d'un Gautier d'Yvetot, Chambellan de Clotaire I, son 1ier Roi dès 536).

    Quand au nombre de locuteurs, il s’est amoindri avec le temps, étant donné qu’il m’a fallu 47 ans pour écrire mon dictionnaire seul (j’ai commencé au stylo, puis à la machine à écrire, à la machine à traitement de texte, pour enfin terminer par l’ordinateur, je l’ai donc repensé 4 fois).

    J’ai répondu par mail à un Benoit, que j’ai cru être le même que sur Forum Babel, où je lui disais que j’étais le « plus jeune » locuteur. Et aussi à un certain Thorbjorn. Entre ceux qui refusèrent d’apprendre le Prekir/Parler (langue) ou, de le jargoter/parler (langage), comme ma mère, il a pu parfois sauter une génération. Une de mes Grand-tante Marie Dieulle née Arson, possédait même un recueil, qui fut brûlé à sa mort, par sa bête fille Yvonne superstitieuse, car elle voyait en lui un livre de sorcellerie, mes parents arrivèrent trop tard pour le récupérer (bête n’est pas une injure, c’est une constatation : Toute sa vie elle a cru que, le Petit-Clamart était un gosse de riche…). Une de mes Grand-cousine qui le connaissait, a actuellement 97 ans, c’est la dernière qui le comprenait encore, mais elle l’employait rarement au téléphone, encore fallait-il que je l’y engage fortement, et parce qu’elle avait appris à l’école à en avoir honte, elle voulait qu’il n’y ai aucuns témoins. Malheureusement depuis 5 ans elle est complètement sourde. Son mari Emile a 100 ans, et n’est plus tout à fait lui-même, mais il connaissait mes bisaïeux et leurs sœurs et était au fait de leur "langage secret", y ayant été introduit par alliance.

    Quant à Jef (de Bruges), qui me tance de distribuer des bons points sur le "régionalisme ridicule…" Lequel de nous deux, qualifie-t-il ainsi la pensée de l’autre en la dénigrant ?
    Je vous pasticherai un auteur Breton, Morvan Lebesque : "Comment peut-on être Français en Europe, si on ne peut-être Normand en France ?"
    Et qui donc cherche un ennemi Breton, Anglais, Allemand ? Certes pas moi ! J’aime les peuples de ma famille celto-germano-nordiques, y’a de quoi en rester chocolat, non ?

    Pour Rejsl, qui voudrais mettre l’accent sur ma citation que je ne "traduis pas" (comme souvent chez maints auteurs), sachant que votre Ego ne résisterai pas à traduire en GROS CARACTERES (à écrire à l’esbroufe, comme je le dis plus haut). Cette citation démontre, s’il en est, que ce n’est pas le latin, qui est à l’origine du roman, mais les langues citées, qui s’amalgamèrent au substrat gaulois.

    Concernant le forum de discussion sur Babel, au sujet de Ouistreham : Je ne connaissait pas ! Merci à Felyrops, de le mentionner. Ça met du beurre dans mes épinards. Au début, il y est dit que Ouistr, veut dire West, puis que cela pourrait être dû au latin Huître, dont on corrige peu après, que le mot est plus exactement indo-européen (il se retrouve aussi en norrois Hóstur/Óst: "gorge", Ostur: "fromage" et Ostra: "huître"), pour enfin supposer que ce serait un corruption de Est, et revenir à West en s’apercevant qu’à l’Ouest de Ouistreham existait une bourgade appelée Etreham : "habitation de l’Est" (on est toujours à l’Est, au Nord, à l’Ouest [sans jeu de mot facile] ou au Sud de quelques lieux géographiques). Puis un autre dit que le suffixe -court n’est pas latin, mais vient du germanique Cur : marquant l’appartenance. Et que le suffixe -ville des bourgs Normands et Lorrains (et pour une moindre part Champenois), viennent du latin Villa, à l’origine du germain Willer. Mais là, je m’insurge à mon tour contre une latinisation outrancière, réductrice et par trop simpliste, car le norrois Úíll: "foyer/village", n’a pas emprunté au latin, alors n’y aurait-il pas ici aussi un substrat indo-européen commun ?

    Pour ce qui est des preuves SAINTS THOMAS, j’en ai, mais quoiqu’il puisse advenir, VOUS NE VOULEZ PAS Y CROIRE (cela remettrait trop en cause, une "vérité bien établie", et on ne remet pas en cause une "foi de charbonnier") ! Vous demandez des preuves ! Les cherchez vous ? A part chercher à démolir le bonhomme ("les" avec Guignard…), je n’ai toujours aucune réponse sur les 4 phrases norroises de Normandie mal francisées et les noms normands, du Père Noël et du Père Fouettard, le mot Bienvenue traduit en normand (pas en français) et des deux traductions de Nerkin ? Là non plus, il n’y a pas de normaniste ?

    PS pour Xavier :

    Dans le dictionnaire, l’un des sens d’Argument est « moyen mis en œuvre pour influencer le comportement d’autrui ». Et en l’occurrence Mamluk disait : Toute cette polémique est stérile c'est dommage...

    Il existe certainement des experts sur le forum qui voudront bien nous éclairer sur le sujet : Victor Dieulle apporte tant de références à ses propos ... peut-être n'a-t-il pas faux partout (fin de citation)

    Et ça si ce ne sont pas des arguments pour dédramatiser, c’est que l’un de nous deux ne connaît pas son dictionnaire, et ce n’est certes pas moi !

    Ainsi que cet aparté : En Suisse alémanique, on y enseigne l’Anglais comme étant une langue latine (sic, je le tiens d’amis Suisses universitaires de Berne et Zurich).

    Je n’ai rien trouvé sur Jeanne d’Arc et Napoléon (mdr). Mais pour Christophe Colomb, allez à Calvi (en Corse), vous y trouverez une plaque commémorative, sur sa maison natale (il ne serait pas né à Gênes alors, ou peut-être à Plaisance ou à Pontevedra ? Et Jacques de Mahieu qui a écrit L’Imposture de Christophe Colomb, n’a peut-être pas tout faux, lui non plus. Toujours est-il que Colomb ne savait pas écrire correctement l’italien, qu’il truffait de mots lusitaniens.)!

    Et ça s’est cadeau (au 3ème degré, attention aux brûlures) :
    Livres, ebooks : L'ALPHABET LATIN SERAIT-IL D'ORIGINE BERBÈRE ...
    L'ALPHABET LATIN SERAIT-IL D'ORIGINE BERBÈRE Mebarek Slaouti Taklit • LINGUISTIQUE L'origine de l'alphabet latin semble être un fait acquis, connu depuis le ...
    www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=17728 - 20k -

    Envoi d’e-mail à Thorbjorn :

    Je mets une touche finale à un dictionnaire-encyclopédique normand-français, français-normand, de plus de 1000 pages en format Word, que je croyais fini, mais je me suis rendu compte qu'un rajout pour la prononciation en alphabet international était de mise.
    A la base, ce dictionnaire que je rédige seul, était en langue cauchoise (je n’ai pas dit patois), et au fur et à mesure du temps il s'est enrichit, vu la parenté, de mots rares d'autres dialectes et/ou patois de Normandie, dont j'ai privilégié l'origine anglo-saxonne, celtique et scandinave (C'est arbitraire, me direz-vous, peut-être, mais c'est mon privilège en tant que rédacteur, et un pied de nez à ceux qui précédemment privilégiaient les mots francisés ou ayant une origine latine supposée.). J’ai commencé ce dictionnaire à l’âge de 8 ans, en interrogeant ma Grand-mère et ses sœurs, j’ai en sus « hérité » de notes de mon Grand-père et de ses parents. Vers l’âge de 13/14 ans, je fis la connaissance de Fernand Lechanteur, qui me contacta par téléphone. Lequel me conseilla vivement après discussion, de composer des poésies dans la langue de mes ancêtres. En 1997 j’ai envoyé un livret bilingue à la BNF, qui m’a été retourné, sous prétexte que ce n’était pas rédigé en français…(sic), j’ai gardé la lettre. Sinon, j’ai aussi rédigé un recueil de Contes et Légendes de Normandie en général et du Pays de Caux en particulier (Histoires que mon aïeule et ses sœurs me racontaient, étant petit. J’ai également mis les chansons et les musiques dont je me souvenais, dans mon encyclopédie.). L’histoire de ma famille, m’a fais m’intéresser très tôt au monde légendaire germano-scandinave (choses qui par ailleurs ne s’enseignaient pas à l’école), et les connaissances que j’ai acquises, sont restées longtemps mon jardin secret, jusqu’à ce que je comprenne que ce que j’avais appris de mes aïeux, n’étaient pas seulement des contes de bonnes femmes, mais des réalités, en me documentant au Centre Beaubourg (quand je déménageais à Paris avec mes parents), et en tombant par hasard sur le premier numéro de la revue Heimdal, chez un bouquiniste de la rue de Rennes. J’ai par suite, fait connaissance des historiens Normands Jean Mabire, et de Maurice Erwin Guignard (qui écrivait quant à lui en norrois normand du Perche), et bénéficié de ses acquis linguistiques, suivant ses conseils éclairés, concernant la rédaction de la langue normande de la même manière que l’islandais, et décidé de piocher dans cette langue norroise quasiment inchangée depuis 1000 ans, les mots manquant à notre vocabulaire. Refusant d’employer les mots français qui avaient phagocytés les dialectes et patois normands, langue de mon peuple que la France avait ethnocidé, et donc, ne devant rien à cette dernière.
    Plus qu’une région, mon Pays, c’était l’avis de mon Grand-père, qui se disait Normand et non Français, et j’ai repris ce sentiment à mon compte. Et pris (tardivement) des cours de norrois et d’islandais à la Sorbonne, qui confirmèrent ce que je savais déjà sur l’origine norroise de la langue cauchoise.

    Dans Les Français peints par eux-mêmes (1841/42), l'écrivain français du XIXème s., Eugène Gigault de La Bédollière dit à juste titre: "La Normandie n'est ni une province, ni un assemblage de départements, c'est une nation".

    Fernand Lechanteur connaissait le norrois (dont il rédigeait parfois son journal intime), d'où l'un de ses pseudo Björn af Hringefirði, en poésie norroise on utilise la kenning sorte de métaphore ou le heiti sorte de jeu de mot, Samuel faisant partit de ce dernier, comme Hague du norrois Hagi: "briser, hacher, taillader" a été choisi pour être le pendant de Tranche(leu) , Samuel le prénom est pris comme un heiti de Samval: "choix" (quand j'étais jeune, il m'est arrivé de lui téléphoner, pour discuter un peu avec lui, je n'ai malheureusement pas pris la temps d'aller le voir, avant son décès à l'hôpital de Caen, à cette époque là j'habitais pourtant à Canteleu et lui séjournait à Rouen), c'était son choix, ça ne se discute pas, comme un choix peu paraître arbitraire et ne s'explique pas !
    Comment avons nous sympathisé ? La 1ère fois en 1967/68, c'est lui qui ne téléphona. Par une amie rouennaise ou cantilienne je ne sais plus, il était entré en possession d'un journal édité par notre classe (et que l'on vendait au porte à porte), j'y avais dessiné la couverture (un "drakkar" en linogravure, qui servit 2 années de suite), il lui avait beaucoup plu (de plus je portais le même prénom que son fils), celui-ci comportait en outre quelques textes de moi, dont des poèmes, il s'est présenté, m'appelant "jeune homme", ne conseillant de persévérer dans la poésie, et suite à notre discussion, de m'essayer étant Cauchois, dans la langue de mes ancêtres….
    F. Lechanteur s'est marié le 25 juillet 1935 à Paris avec Jeannine Gugenheim, dont il eut 2 enfants Sylvie & Christian (références que je tiens de son cousin).


    Envoi d’e-mail à un autre Benoit :

    Par manque de pratique et de locuteurs, il y a bien 41 ans (depuis la mort de ma Grand-Tante, j'avais 14 ans, puis de ma Grand-Mère maternelle, j'avais 17 ans, mes principales interlocutrices, les mêmes qui m'ont aidées à constituer mon dictionnaire normand/cauchois), que je n'ai pas vraiment discuté en normand nordique (appelons le norro-cauchois ou norro-normand) avec quelqu'un. Et vous n'êtes pas sans savoir, ce que le manque de pratique, peut avoir sur l'acquis, qui est devenu par suite, plus théorique que pratique (quoique je compose encore des poèmes en cette langue). Deux autres personnes existent encore, qui ont des rudiments de norro-normand, ce sont des cousins germains de ma mère, ayant connus les vrais locuteurs, leurs pères, mères, oncles et tantes, mais à l'heure actuel ils ont 97 et 100 ans, et je n'ai pas beaucoup de relation avec eux, les discussions s'avérant difficiles pour ne pas dire pénibles, car depuis environ 5 ans, ils sont devenu sourds et il faut vraiment crier pour se faire comprendre. En dehors de cela, j'ai connu Mr Maurice Erwin Guignard, écrivain normand des environs de Chartres, mort en 2001, et j'ai pu malgré de petites différences dialectales, échanger quelques phrases avec lui, lequel tenais lui aussi sa langue norro-normande de ses parents. Il y en a peut-être d'autres, mais je ne les connais pas (en 1980 au Japon, il n’existait plus que 8 locuteurs en aïnou).

    A l'époque de ma mère (84 ans, donc 13 ans de moins que sa cousine, et à l'échelle linguistique c'est presque une génération, car c'est à cet âge que l'on quittait l'école et entrait dans le monde du travail, pour souvent être placé chez un tiers) à Villers-Ecalles, les enfants n'avaient pas le droit de parler en "dialecte", dans la cour de l'école maternelle et/ou primaire. Les enfants qui employaient des mots cauchois pour s'exprimer, se voyaient affublés d'un collier (un sabot suspendu à une ficelle), ils se
    surveillaient les uns les autres, suivant les directives du maître d'école, se refilant le sabot, et le dernier qui le portait, avait une punition (des coups de badine ou de règle sur les doigts, ou à genoux sur une règle etc.). Ainsi fonctionnait l'école de Jules Ferry, mais aussi l'église, car il y avait le même système répressif au catéchisme (et d'après ma mère le curé était même plus cruel, pour ne pas dire pervers : bouchon de paille passé sur la bouche, ou des punitions corporelles données par d'autres enfants etc.).

    J'ai encore noté environ une trentaine de chansons et comptines, avec leurs musiques, ainsi qu'un long poème en normand sur les séries (c'est moi qui traduit, mais le titre est un jeu de mot cauchois sur Série, Reine et grenouille…, et le poème et en soi une sorte d'ode), peut-être écrit par le père ou la mère de mon grand-père, je n'en suis pas certain, et que je crois même plus ancien que celui de De la Villemarqué (puisque rédigé à la plume, sur un papier de la fin du XVIIIème ou du tout début du XIXème siècle), version de l’auteur breton, que je n’ai découverte et comparée qu’il y a 15 ans. Excusez-moi si je peux parfois être sec ou dirigiste, mais à force d'avoir été blâmé ou raillé par des sceptiques (qui souvent n'y connaissaient rien), pour ce dont j'affirmais être le dépositaire, je reste depuis sur la défensive (ma belle-mère, au demeurant très gentille, me dit toujours, quand je parle cauchois à ma fille de 8 ans, « faut pas, c’est pas français, c’est pas bien etc. »). Ma première édition de poèmes en norro-normand date des années 70, dans un recueil rouennais qui s'intitulait Poésie ininterrompue (qui était dirigée par un certain Eric Champendal), et un conte en cette langue dans une revue normande crée par un certain Bernard (je ne suis plus sûr du prénom) Marie à Coutances, intitulée Normandie Espoir en 1980 (et quelques), et dont j'ai été, pour un seul N° le rédacteur en chef.
    J’ai eu également 2 poèmes en cauchois, édités par Poètes et Artistes de France en 70/80 (les dates sont approximatives, j’ai presque tout perdu lors d’une inondation).

    Voilà !!! Y’en a encore qui vont se plaindre que c’est trop long…

    Mais c’est quand même fort, de devoir me défendre seul pied à pied, contre des gens qui biaisent sur des pinailleries, par des attaques lamentables, afin de mieux éviter un sujet qu’ils ne maîtrisent pas : La langue normande.

    C’est pour cela, que je vais arrêter :

    "Mieux vaut mourir incompris, que passer sa vie à s’expliquer" (William Shakespeare).

    Et j’ai mieux à faire qu’à me crêper le chignon, les filles. J’ai du travail à faire, le mien et c’est plus que suffisant, pour en plus répondre à votre interrogatoire, où je dois me justifier en tout, jusqu’à la moindre virgule. C’est quoi ces méthodes policières, dignes de la Grande inquisition ?

    Je vous livre quand même deux phrases :

    - Ín fita trųggr og mergð: [în vitè trûgúr ok měrgd] [iːnvitε tχyːgyχ ok meεχgd] expr.
    lit. "engraisser les fidèles et la multitude" (c.-à-d.: "inviter toutes personnes sans distinction", coutume des jarls Vikings et avant eux des chefs gaulois, expression mal franco-patoisée en "Inviter truquet et merguet", que les pseudo-patoisants ne peuvent plus traduire, par acculturation).

    - Galopa á kembo lúö hárlĒn: [galopè â kěmbo lû h'ârlèïn] [galopε aː keεmbo lyː ːʹaːχlεjn] expr.verb.
    lit. "courir au peigne à chauve", c.-à-d. "chercher l'impossible", expression fortement corrompue, et mal rendue en franco-patois par "Galoper à Quimbo les Ratelains", que les pseudo-patoisants ne peuvent plus traduire correctement, prenant les deux derniers mots pour des noms de villages…, par acculturation (des norrois Kembo: "peigner/carder" & Hárlaus: "sans poils/cheveux").

    Preuves que des phrases norroises entières existent encore en Cauchois (même si en les franco-patoisants par acculturation, dû au français ethnocide, elles ne sont plus comprises de la majorité des patoisants).
    Pour le reste, vous verrez à la sortie de mon Dictionnaire-Encyclopédique Normand-Français et Français-Normand. Vous ne voudriez tout de même pas que je vous livre tout sans efforts, et pour vos beaux yeux (qui s’ils étaient des lasers, m’auraient déjà réduit en cendre, sans autre forme de procès). Vous ne l’avez pas mérité, par votre accueil buté et hostile, et parce que vous n’avez fait aucun effort (et ne dites pas encore que c’est de ma faute !).

     

     

    PS

     

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  • Ma Normandie

     

     

    Quand tout renaît à l’espérance,

    Et que l’hiver fuit loin de nous ;

    Sous le beau ciel d’indépendance,

    Quand le soleil revient plus doux ;

    Quand la nature est reverdie,

    Quand l’hirondelle est de retour,

    J’aime à revoir ma Normandie,

    C’est le pays qui m’a donné le jour !

     

    J’ai vu les champs de l’Helvétie,

    Et ses chalets et ses glaciers ;

    J’ai vu le ciel de l’Italie,

    Et Venise et ses gondoliers.

    En saluant chaque patrie,

    Je me disais : « Aucun séjour

    N’est plus beau que ma Normandie,

    C’est le pays qui m’a donné le jour ! »

     

    Il est un âge dans la vie,

    Où chaque rêve doit finir,

    Un âge ou l’âme recueillie

    A besoin de se souvenir,

    Lorsque ma muse refroidie

    Aura finie ses chants d’Amour,

    J’irai revoir ma Normandie,

    C’est le pays qui m’a donné le jour !

     

    Ma Normandie

     

    Question:

    Que savez-vous sur le Normenn annþjóð: litt. "Hymne national des Normands"?

    Réponse:

    Que par sa composition, Frédéric Bérat était un initié odhinniste et se présente comme Skald. Comment cela se traduit-il, dans la rédaction de notre hymne national? Dans le fait qu'il possède 3 couplets de 8 vers, ce qui fait 24 phrases. Dans l'ancien Futhark, appelé improprement alphabet runique, celui-ci comporte 24 runes, classés en 3 aettiR: "familles/huitaines" (Frejs aett, Hagals aett et Tis aett, sorte de trinité odhinnique, c'est d'ailleurs pour cela que le blason de la Normandie possède 3 lions-léopardés, et qu'il ne faut pas confondre bêtement, le blason normand aux 3 cats et le drapeau de la Normandie à croix de St. Olaf éclatée) de 8 runes chacune (3 X 8 = 24, C.Q.F.D.!).
    Tout dans cet agencement nous renvoie au norrois langue de nos ancêtres Vikings, c'est comme un agrégat exotérique (qui reste à l’extérieur et doit tout voir, évaluer, mesurer et juger du dehors et non du dedans), que la tradition nomme "langue des oiseaux", et dont l'enseignement nous montre le chemin du Nord (- En north alom, de north venom, En north fum naiz, en north manom: "Au Nord allons, du Nord venons, Au Nord sommes nés, au Nord restons", expression littéraire tirée du Roman de Bru.). Or si pour éviter la censure française et la vindicte de l’état, et se faire comprendre des Normands acculturé par le centralisme jacobin franco-parisien, Bérat composa son Hymne en français, mais la trame de sa composition nous démontre qu'en fait, il devait l'être par essence en norrois ou aurait dû l'être, si la langue de nos ancêtres avait été enseignée dans notre pays la Normandie, sous la coupe d’une France liberticide et ethnocide. Quand il écrit : "de notre France", c'est d'un jeu de mot identique a celui dont Marie de France se servit, et qui vient en fait du franſiſk De: "le/la" & ruſkall Fren: "franc/sincère/libre", de l'enſka Free: "libre", à l'origine du pseudo-latin Lingua franca: "langue déliée/habile", il nous parle de Liberté ou du moins le fait sous-entendre par un mot qui serait approchant et rimerait avec espérance, c.-à-d. Indépendance…, ce qui cadre bien avec l'espoir régionaliste de l'époque, lié aux autonomistes et indépendantistes qui œuvrèrent à la préparation de la fête du millénaire de 1911.

    Fin XIXème siècle (donc après la composition de Ma Normandie), le Suédois Gisli Brynjulfsson dans « De l'ancien roman français et de l'influence exercée sur son développement par les Normands » écrivit:

    « Il faut donc prendre bien garde de ne jamais considérer les Normands comme entièrement romanisés, car dans la réalité ils ne le furent jamais ; quoiqu'ils aient été implantés au sol du midi, ils sont toujours restés Scandinaves en esprit et en conscience. »

    - Marie Defrance/De France" (nom forgé au XVIème s., par l'historien parisien Claude Fauchet), alias Dame Marie (litt. "Dam [titre de noblesse] vierge"), de son intitulé ecclésiastique, née en 1154 (aux environs de Pitres, Normandie Occidentale), morte en 1199 (England), abbesse de Ræding (Angleterre), première femme poétesse (depuis Sapho), anglo-normande elle écrivit principalement en langue d'Oïl, parler de la noblesse en vogue en ce temps là (mais il appert d'après les textes, que sa langue natale était le normand et sa langue vernaculaire l'anglais, deux langues dont elle mâtine ses compositions et traductions, quand elle ne sait pas énoncer le sens d'un mot en langue d'oïl ; de France était un jeu de mot. Les accapareurs franco-parisiens la font naître en île de France, sur le seul fait qu'elle écrivit "Marie ai num, si sui de France" (car elle était des zones frontalières, pour lesquelles Richard Cœur de Lion prêta allégeance au roi de France), mal traduit par - « J'ai pour nom Marie et je suis de France », alors qu'on devrait traduire plus justement par "Marie est mon nom, ainsi suis Sincère/Libre… [de langage, tout comme Sapho à son époque]").
    Car du temps de Bérat, soufflait un vent de nationalisme, dans les régions authentiques de l’West, comme la Normandie et la Bretagne, et tout comme du temps d’Olivier Basselin, Bérat savait pertinemment que : "Si la Normandie est en France, la France n’est pas en Normandie… !".

    Le Normenn annþjóð: "Hymne national des Normands", MĒnn NormannĒ: [mèïn n∂rmā’èï] "Ma Normandie" écrit en français par Federik Bera/Frédéric Bérat en 1835; fut créé par la chanteuse Loïsa Puget en 1836.

    Musique arrangée par emprunt de la fin de l'acte II d'Atys (de Lully détenteur du privilège royal, mais la propriété intellectuelle en ce temps là, s’achetait à bas prix, elle même interprétée d'une œuvre de Johann Jakob Froberger). Un quatrième couplet fut composé en 1840, par un anonyme, et un autre en 1924 par les élèves de l'Ecole Normale de Rouen. En 1898 Victor Dieulle d’Ecalles-Alix (près d’Yvetot), remplaça en toute logique "de notre France" par Indépendance. Ma Normandie, fut copiée fin XIXème siècle, pour Guiliguia: "Cilicie" chant arménien.

     

     

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    MĒnn  NormannĒ

    Kank  á  sparans  arlíf  toli, 

    EŔ  ke  l'úwi  as  noŔ  kaſh  le◊r; 

    Wer  bölin  himinn  sérſtæði, 

    Ke  hið   Sunna    suef  ráplikr; 

    Kank  náttúrinn  re’tá  grœnĒ, 

    Itó   rúndinn  re’t  rendúis, 

    Amænk  lųſhi◊  mĒnn  NormannĒ, 

    Sú  Berkall  ki  þé  dagr  mér  doni! 

      

    Wádeg  lúö  plænnŔ  as  Helvetia, 

    Að  skália  eŔ  sjá  jökullr; 

    Wádeg  himinn  das  Ítalia, 

    Feneųjar  itó  skippæror. 

    Ín  sérhver  ættland  sálúĒ, 

    Ek  Ēg  kallis:  Ke  bernik  dvöll 

    Re’t    biá  en  mĒnn  NormannĒ, 

    Sú  Berkall  ki  mér  doni  þé  dagr! 

      

    Ēn  aldri  en  þé  hĒta  re’ten, 

    Uju  sérhv  rafagĒ  verð  ska, 

    Ēn  aldr  að  safnĒ  sálinn 

    Á    þörf  tó  as  rámanbra, 

    Þegar  mĒnn  fųlgi  ben  kallĒ 

    Dekunta  dó  lön  sjá  kantr, 

    Fareg  lųſhi◊  mĒnn  NormannĒ, 

    Sú  Berkall  ki  mér  doni  þé  dagr! 

       

    Hymne national de la Normandie, en langue normande. 

     

       Et pour la curiosité, en langage dit franco-patois ; parler d'acculturation de ceux ayant oublié la vraie langue normande de leurs ancêtres :


      Ma Normaundie


    Quaund touot rémôque et réquémenche     

    Et qué l’hivé s’élouengne dé nouos 

    Souos eul biâo cyil d’indépendaunche 

    Quaund eul solé devyint pus dous 

    Quaund la natueure s’est révillie 

    Et qué l’érounde rest, dé rétouor 

    J’âme à reveî ma Normaundie 

    Ch’est eul païs qui m’à dounaé eul jouor.

     

    J’i veu les camps dé l’Hèlvètie 

    Et ses écales et ses glaciâs 

    J’i veu les pllannes dé l’Italie 

    Et Vénise et ses goundoliâs. 

    En lâonaunt, dauns touos ches païs 

    Je mé disais : nennin j’i paé poue 

    Touot cha ne vâot paé ma Normaundie 

    Ch’est eul païs qui m’a dounaé eul jouor.

     

    Mais y a eun âge dauns la vie 

    Pouor se révilli et ne pus rêvaer, 

    Moument où l’âme retcheullie, 

    A bésouen dé sé rémouvaer. 

    Alouors quaund ma mueuse s’sa desséquie,

    Qu’ourount finin ses caunts d’amouor. 

    J’acach’chai veî ma Normaundie, 

    Ch’est eul paîs qui m’a dounaé eul jouor.

      

       Et pour le fun, en Catalan:

     

      La meva Normandie

     

    Quan tot reneix a l'esperança,

    I que l'hivern fuig lluny de nosaltres,

    Sota el bonic cel de la independència

    Quan el sol torna més suau,

    Quan la naturalesa és reverdie,

    Quan l'hirondelle és de retorn,

    Estima a revoir la meva Normandie,

    És el país que m'ha donat el dia.

     

    He vist els camps de l'Helvétie,

    I els seus chalets i les seves glaceres,

    He vist el cel de l'Itàlia,

    I Venècia i els seus gondeliers.

    Saludant cada pàtria,

    Em deia cap estada

    No és més bonic que la meva Normandie,

    És el país que m'ha donat el dia.

      

    És una edat en la vida,

    On cada somni ha d'acabar,

    Una edat on l'ànima recollida

    Té necessitat de recordar-se.

    Quan la meva muse refredada

    Cap al passat farà retorn,

    Aniré revoir la meva Normandie,

    És el país que m'ha donat el dia.

     

     

    PS

     

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